• Terrain glissant.


    D'accord, j'ai pu dire presque tout. Un peu directement, beaucoup de sous-entendu, légèrement poussée aussi. Juste presque. Depuis le temps. D'accord, il n'y a pas vraiment eu d'écoute, ou si peu, mais puisque le résultat aurait été le même. Je n'ai pas été très bien comprise, mais si je l'étais si souvent, ça se saurait, hein.


    Et puis l'espoir de sentir près de moi ta présence, je ferai sans.


    D'accord, finalement ca va foutre plus de merde qu'autre chosen mais de jeter deux trois choses qui pèsent trop lourd, ce n'est pas  négligeable. Et il n'y a pas que ça qui ne l'est pas, mais on n'a pas tout ce qu'on veut. Au moment voulu. Mouais.


    Et puis tes appels et ta voix que j'entends, que j'attends constamment, je ferai sans.


    Après tout, enlever quelques mots qui atteignent un peu trop, ca doit couter trop cher pour le petit bonheur d'une, à quoi bon ? T'as bien raison. Je me demande un peu à qui en vouloir, ce n'est pas faute de ne pas avoir eu de perche à attraper. Elles étaient bien là. Peut-être un peu glissantes. Faut croire. Ou la peur qu'elles ne soient là juste pour me foutre un peu plus le moral en l'air. Pas seulement, mais principalement. Parce que finalement la transparence, je n'y crois pas plus que ça.


    On sait bien qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé.


    J'ai bousillé ce qu'il en restait pour racheter un de ces vieux trucs qui me fait un peu rêver parfois, un de ces vieux trucs qui fini toujours par me glisser des mains. Un de ces trucs sur lesquels je pourrais m'étaler des heures sans me lasser. Je crois. Mais qui s'éloigne sans garder un seul souvenir. Qui me fait tourner la tête à longueur de journées et finit toujours par me filer le vertige. Le genre de trucs qui me parait inaccessible, et peut-être pas tant que ça finalement.


    Et alors je remonte à contre-courant la force du torrent qui m'attire à toi.


    Parce que l'ordre des mots ne me convient pas. Parce que l'assemblage que j'attendais n'est pas envoyé et que je n'y crois plus. Et que j'ai bien trop peur de n'être qu'un petit divertissement qu'on finit par jeter sans aucun remord, sans se poser aucune question, juste parce que quelqu'un ne sera pas "que". Peur qu'on me laisse y croire de trop pour finir par me rire au nez. Tout ce qui fait que les perches retombent à la flotte et que je les regarde couler jusqu'à me décider à m'accrocher à l'une d'elle. Pour mieux sombrer. M'enfoncer. Boire un peu trop la tasse. Et revenir dans le néant de ces quelques mois trop long.


    Je ferai sans toi.


    Pauline Croze - Je ferai sans.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :