• Double jeu.

    Je crois m'y faire, et en fait non. Ces deux choses que j'essaie de distinguer, tu vois, j'y arrive pas. L'un et l'autre, je me paume en le perdant. Perdante. Finalement j'en sais rien, peut-être que j'y trouve mon compte dans ce bordel sentimental. Ptete bien ouais. Je me retrouve face à un gros con imbu de sa personne, comme on dit si joliment. Je m'imaginais quelqu'un de bien. De bien à ma façon. Suffit de peu parfois. Suffit de peu souvent, même. Suffit d'une autre, d'une pas forcément mieux au bout du compte. Gonflage de cheville, j'me permets. D'une qui se laisse prendre la main n'importe quand, qui se laisse embrasser n'importe où, qui se laisse.

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    [La roue tourne à ce qu'il parait, et moi je mise tout ce que j'ai, a ce jeu qu'on appelle la vie. Je lance les dès et les paris, heureux aux jeux malheureux en amour, moi je préfère être heureuse tout court. J'ai joué le bon numéro. Pas touché le gros lot.]

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    Je le laisse me parler dans le vide, comme souvent. Je ne réponds pas. J'écris. Et lui aussi. Tu lui reparles alors ? Sans doute pas. C'est con à dire, je me comprends. C'est con tout court. J'ai beau comprendre, je sais toujours pas quoi faire. Alors répond, c'est fini ? Sans doute pas. Mais je sais pas. Les trucs qui se finissent, avec moi, y'a souvent plus (+) que moi qui sois concernée. Mais je reste sans réponse, sans réponse à donner, ni à recevoir. Encore moins à recevoir. Le téléphone qui sonne, on s'en fout. Ses questions, on s'en fout. Pourquoi je prendrais la peine de répondre, alors que je connais déjà la suite ? Le réchauffé, ça commence à me saouler. Même si, ouais, même si. Si tu veux la paix dis le vraiment là. Et si je sais pas vraiment ce que je veux, on est pas dans la merde. Bien sur que ça me brûle le bout des doigts. Evidemment.

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    [Les jeux sont faits rien ne va plus, il semblerait que j'ai perdu, les jeux sont faits rien ne va plus, une impression de déjà vu.]

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    Evidemment il est toujours là, il jette toujours les mêmes coups d'œil furtifs, les mêmes sourires sans raisons. Sans raisons, vraiment. A part peut-être si les rêves se communiquent. Mais j'ai passé l'âge d'y croire, à toutes ces conneries de réciprocité à la con. Y'a pas à dire, être amoureuse à cinq ans c'est tellement mieux, même si je suis resté dans l'optique des trios, depuis. Et autre, mais ça en devient presque...je sais pas. Et moi comme une conne, j'essaie de m'empêcher de le regarder, parce que c'est pas sérieux de faire ça maintenant, parce que ça sert plus à rien, à part me foutre un grand coup de pied au cul pour revenir dans la réalité et me dire eh oh reveille toi ma fille, c'est foutu maintenant. A part à me foutre un grand coup au moral, au sourire, au rêve. Me dire qu'elle a une putain de chance et qu'elle est mille fois moins conne.

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    [Je passe de roulette au black jack, le jeu me traque et me détraque, j'reprend ma mise, et la remise, je sens que j'me ridiculise. Rapidement je m'analyse, alors soudain je me ravise...j'ai pas joué le bon numéro, pas touché le gros lot.]

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    Conne de pas répondre, mais combien de fois l'a-t-il fait, lui ? Répond au moins. J'en meurs pas d'envie, là tout de suite. J'aime pas les questions qui se suivent. Qu'on enchaîne sans me laisser le temps de répondre. Non, j'aime pas. Ca sonne toujours, ça finit par me résonner dans la tête. Tu sais, l'impression que ça sonne toujours. Mais en fait non. Et ça peut durer jusqu'à ce que je m'endorme, ce petit jeu. Ca pourrait même m'en réveiller. Peut-être bien. Ca sonne tellement faux. Il enfonce le clou, comme si c'était utile, comme si c'était pas assez, comme si j'en avais quelque chose à faire... Bien sur que même après ce temps, ça fait toujours mal.

     

    [Ecorchée vive, mon sang coule à flot. Sur l'ange que tu protèges, la blancheur de sa peau. J'ai joué le jeu, jusqu'à y laisser ma peau. Comment peut-on faire si mal avec des mots ?]

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    Ca fait toujours mal de le voir lui sourire, de le voir la regarder, de le voir tout simplement. Un putain de mal.

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    [J'avais pourtant ce préssentiment, j'ai joué gros, mon gain néant. Et je regarde les deux gagnants s'éloigner cyniquement. J'suis détruite pour un jeu à la con. J'ai tout tenté, j'ai touché le fond. J'ai pas joué l'bon numéro. Pas touché le gros lot.]

     

    [Rose - Les jeux sont faits.]


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