• D'être pire.

    Se réveiller avec la vague impression que quelque chose ne va pas, quelque chose a changé, quelque chose ne doit pas aller, oui c'est une obligation, et se prendre dans la gueule toute cette douce réalité devenue amère en une seule nuit passée. Parce que maintenant, quelque soit l'heure dans la matinée, mon téléphone n'affichera plus un seul sms.



    Des fois je me dis, je vais voyager.  Souvent géant, j'ai envie de rester. Là.



    Parce que quand même, c'était un peu la seule personne qui me donnait envie d'ouvrir les yeux à 6h du matin pour lire juste quelques mots suffisant à me filer le sourire, et qui ne m'empêchait pas de me rendormir tout aussi tranquillement. Quand même, je continu d'ouvrir les yeux à 6h du mat' pour lui, sauf que c'est pour voir mon écran vide et que retrouver le sommeil est plutôt pénible, mais ca c'est une mauvaise habitude qui était bien agréable, faut dire.



    Souvent j'ai envie de t'embrasser. C'est rare, quand je souhaite que tu ne sois pas. Là.

    A espérer que chaque chose se perd, pas seulement les personnes. D'ailleurs je ne les perds pas non plus, je les vire de ma vie en les regrettant aussi amèrement que l'est devenue cette putain de réalité, c'est mon art rien qu'à moi. Je lui avais pourtant écrit une lettre dans l'après midi, juste pour lui coller un sourire comme il sait si bien me les donner, puis finalement. Quelques petits bracelets pour sa filleule qui finissent toujours explosé sur son petit poignet. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Elle est vielle, mon histoire. J'suis pas le premier à penser ça. Rien à foutre, tu sais quoi.



    Je n'ai pas eu le temps de l'envoyer, cette lettre. Je suis un peu conne, parce que j'avais quand même en tête de lui dire quelques mots bien choisi pour bien faire comprendre que là, je n'en peux plus, mais j'ai quand même écrit cette foutue lettre. Ouais ok, très conne, ca ne changera rien, le fait est.



    On va quand même faire comme ça. On va cracher nos souhaits, on va donner de la voix. Et toi donne-moi donne-moi.



    Tu sais bien que je dis ça, mais que dans une semaine à tout casser je suis là, à te souler avec tout ces prétextes qui n'ont même plus de sens mais qui dans le fond... Ce n'est pas vrai. Comme d'habitude, tu sais. [Tout un art, je vous dis]. J'ai de sales habitudes. Ouais, justement, comme d'habitude, dégueulasse d'en venir aux promesses qu'on ne veut pas tenir, mais putain ce que c'est dur sans, ce que je peux le haïr d'avoir besoin de lui comme ça. Ou me détester moi-même, c'est tellement flou.



    C'est pas facile de savoir pourquoi. Pas facile pas possible de compter sur soi. Quand dans la rue je te donne.



    Lui a perdu l'habitude de me retenir, dommage moi ca me plaisait, ca ne m'empêchait pas d'être garce, mais ca me plaisait. C'est quand même vraiment chouette d'être aimée, mais le retour que j'en donne est loin d'être chouette. Je me demande pourquoi, je lui demande pourquoi, jusqu'à lui en vouloir de ne avoir de réponses qui me plaisent. Très très conne ? Ouais... Un peu exigeante ? A peine.



    Mes yeux pour que tu vois. Tu me donnes tes mains pour recevoir. A dire qu'on est un peu radin. Faudrait se donner.



    Je suis quand même loin d'être la plus maso des deux. Et puis, on verra le résultat des choses dans quelques jours. Ou quelques mois.



    Un peu d'espoir. Arretons là, tu veux bien. Laisse moi me rincer près du lavoir. Y'a plu' de raison de.



    Là tu vois, tu m'as dit que dans quelques jours tu reviendrais, j'ai de l'espoir, j'essaye d'y croire, mais si ce n'est pas le cas je crois que je ne m'en remettrais pas de cette claque. J'aurais du mal à me foutre en tête que je lui pourri quelques mois, quelques années ou juste quelques jours, de plus, parce que je n'ai pas tenue les promesses et que j'ai préféré la lâcheté qui l'a habité pendant ces deux années.



    Se faire croire. On est pas vieux, amoureux, on reste seul le soir. Et toi. Donne-moi donne-moi.



    Je ne sais plus quoi faire. Et c'est dommage que tu prennes le risque de me perdre juste parce que t'as besoin de liberté. Ouais, c'est dommage mais je risque de mourir étouffée.



    C'est pas facile de savoir pourquoi. Pas facile pas possible de compter sur soi.



    Bande son : Louise Attaque - Cracher nos souhaits.


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