• Chaque année j'ai l'intention d'atteindre la perfection.

    Les gens ne sont pas forcément plus présents d’habitude, mais je dois dire que dans ces moments là, je me sens particulièrement mise de côté, oubliée. J’ai les nerfs à fleur de peau, je retiens les larmes, je ne sais pas trop pourquoi, à priori… pas grand monde pour juger. A part moi-même, bien stupide. Tout est multiplié par dix. Au moins. Les petits sourires que je ne comprends pas, l’humour que je ne veux pas faire l’effort de comprendre, les remarques, les piques, les gestes, absolument tout passe par mon décodeur, je deviens parano, je deviens irritable, susceptible, lunatique, et pour finir, insupportable. Je m’en veux tellement que je préfère en vouloir au monde entier. Et je parle, je bave, je parle et bave encore, et je suis toute seule, parce qu’on ne m’écoute pas, parce qu’on me coupe, parce que gainsbourg et parce que coluche, et avatar, mais putain mais… ta gueule ! Voilà, ça ne va plus, ça fini toujours comme ça. Je fais le maximum, je commence par relativiser, par me dire qu’il y a pire, je pense aux possibilités. Et puis après je pense aux conséquences, aux stratégies, aux balles que je me suis souvent tirée dans le pied, qui est en bien mauvais état aujourd’hui. Je suis mise de côté, toute seule, je suis sur le banc de touche, et putain, je fais quoi maintenant ? Je me colle des migraines, je culpabilise, je pense à ce que j’aurais dû faire, ce que je dois faire maintenant. Finalement je pense trop. Je veux juste m’autoriser, maintenant. Faire diminuer cette pression, passer à autre chose, encore… J’ai dédramatisé avant qu’il y ait quoi que ce soit de dramatique. Et maintenant ? Maintenant, je fais quoi ?

     


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