• Ca ne cessera donc jamais.

    Je me gave de lecture, comme pour empirer, comme pour améliorer, comme pour me dire que. Des lectures pessimistes, des lectures qui n'ont de sens, des œuvres, et puis des merdes, mais quand même. Il n'y a plus que ce savant mélange qui sache me faire sourire, qui me fait croire.

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    Quelques sourires empruntés et puis aussi, tu sais bien que je [...]. Le tout résumé en sept petites lettres. Je dois être la deuxième lettre du premier mot. Tu dois être la cinquième lettre du deuxième mot. Oui, sans doute. Cette ressemblance qui nous éloigne tant.

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    Tant, tellement, que cela en devient insupportable. 

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    Juste un regard posé me semble tellement impossible, tellement loin, tellement, tellement.

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    C'est bien simple, j'ai l'impression de ne vivre plus que pour lui. Ca me tue. Parce que je suis bien la seule à me crever de cette façon, entre nous. J'ai comme l'impression d'avoir été une poupée gonflable, sans arrières pensées mal placées, à qui l'on a enlevé le bouchon et voilà, tout mon corps est rangé dans un placard et mon cœur gonflé à bloc prend trop de place dans cet emballage fade, vide d'amour offert, rempli d'amour à offrir, oppressant.

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    Des mots écrits ici et là qui ne trouverons jamais d'autres yeux que les miens pour lire, relire. Même si plus jamais je ne me comprendrais à nouveau. Un jour.

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    Et puis. Oh, oui, tellement de chose qui me semble aujourd'hui tellement superficielles et qui pourtant continu de me faire vivre, chaque jour un peu plus, en oubliant au jour le jour, en vivant au jour l'hier.

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    Le lendemain me semble hier, je veux des hiers où l'on pouvait encore, où l'on pourra encore, faire comme si de rien n'était. Faire semblant comme je sais si bien le faire lorsqu'il s'agit d'ignorer mes souffrances à venir et d'exagérer les tiennes à n'en plus finir, à en devenir insupportable jusqu'à avancer l'échéance. Mais si tu savais.

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    A quel point je regrette de t'avoir retenu. Je me hais, d'avoir toujours autant retenues ces personnes qui me tenaient à cœur, qui me tenaient le cœur, et me mener surement par le bout du cœur. Tristement ouais, je me hais d'avoir un putain de cœur capable d'aimer à m'en faire crever.

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    Les amours les plus profonds sont les plus destructeurs et ça, rien que pour ça, je crois que le mélodrame me va à ravir. Parce qu'aimer en surface ne me collera jamais au cœur. Celui même qui arrête de battre quand ma tête se met à prouver à nouveau que celui-ci n'est pas qu'un simple salaud. Non, c'est aussi un sale traitre qui fait fuir ces rares personnes que. J'aurais pu aimer avec un retour.

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    Mais tant pis pour notre gueule, c'était tellement mieux avant. Quand nous avions le contrôle du temps et que les hiers étaient multipliés à souhait, que nous assassinions le temps. Aujourd'hui le temps est devenu l'assassin, je ne sais pas trop combien de victime il a fait dans cette courte vie, mais je trouve que c'est déjà beaucoup trop.

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    Il y a un temps pour tout. Cela doit être pire que tout.


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